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À quoi ressemble le quotidien des technologues vétérinaires pour grands animaux dans l’Ouest canadien ?

Tout comme le personnel infirmier forme le cœur du système de santé canadien, les techniciens vétérinaires agréés (RVT) jouent un rôle essentiel dans les cliniques du pays. Malheureusement, cette carrière gratifiante est souvent méconnue de ceux et celles qui adoreraient gagner leur vie en prenant soin des animaux. Deux professionnelles travaillant dans des cliniques spécialisées auprès des grands animaux en Alberta (où elles sont appelées « technologues vétérinaires ») font part de leur expérience pour mettre en lumière ce métier essentiel.

Le vaste amour de Shanelle pour les grands animaux
Ayant grandi dans une ferme de la Saskatchewan, Shanelle Bleakney s’est habituée dès l’enfance à côtoyer du bétail et des chevaux. « Il n’y a rien de plus paisible que de regarder les vaches dans les pâturages par une journée ensoleillée », dit-elle. Elle insiste également sur le fait que les bovins ne font pas seulement partie du paysage : ils nous permettent de nous alimenter, d’où l’importance de prendre soin d’eux en retour.

La carrière de Shanelle a suivi un chemin bien droit : elle a été embauchée par Weir Veterinary Services à Lloydminster, en Alberta, après avoir obtenu son diplôme de technologue vétérinaire en 2019, et elle y travaille depuis.

Comment Andrei a découvert sa véritable vocation
Andrei Heiland a grandi à la ferme familiale dans une autre petite ville du nord de la Saskatchewan. À la fin de ses études secondaires, elle a exploré divers domaines pour trouver ce qui l’intéressait. Sa sœur aînée lui a parlé du programme de technologie vétérinaire de l’université Saskatchewan Polytechnic à Saskatoon et ce fut le déclic. « J’aimais le fait que le programme soit court, explique Andrei. En seulement deux ans, j’avais terminé ma formation et je retrouvais ma place à travailler auprès des animaux, ce que j’ai toujours aimé. »

Andrei a voyagé à travers les Prairies, travaillant tant avec des animaux de compagnie que des espèces de grande taille. Elle conserve d’heureux souvenirs de son passage dans un parc d’engraissement bovin. « C’est un travail éprouvant et salissant, mais il y a quelque chose de satisfaisant à mettre son chapeau et son habit de travail », ajoute-t-elle. Elle a finalement pris racine en 2017 lorsqu’une vétérinaire avec laquelle elle aimait collaborer l’a invitée à rejoindre la clinique Berry Creek Vet Services à Wardlow, en Alberta. « J’ai sauté sur l’occasion », déclare Andrei.

Journée de travail d’une technologue vétérinaire
Les tâches de routine telles que les analyses sanguines, la pose de cathéters, les injections, l’administration de médicaments et le pansement des plaies font partie de la charge de travail quotidienne des technologues vétérinaires. Shanelle prépare le bétail pour les césariennes dans sa clinique, tandis qu’Andrei aide aux interventions sur les chevaux qui boitent.

Le côté moins élégant de ce travail est qu’il faut aussi nettoyer les lieux… continuellement. « Il faut avoir la situation sous contrôle en gardant les planchers et les instruments propres et en s’assurant que rien ne traîne depuis la dernière urgence », explique Andrei.

La principale différence comparativement à la pratique auprès d’animaux de compagnie concerne sans doute les différentes manipulations à effectuer. « Le travail est beaucoup moins physique, parce que les patients pèsent de 100 à plus de 2 000 lb, souligne Shanelle. La maîtrise se fait donc à l’aide de différents accessoires, d’enclos ou parfois de sédatifs. »

Toujours du nouveau à apprendre
Le programme de technologue vétérinaire enseigne des compétences cliniques avancées et encourage chaque étudiante et étudiant à acquérir des expériences pratiques comme bénévole dans une clinique vétérinaire. Ce n’est pourtant qu’un début. « On apprend beaucoup en travaillant, explique Shanelle. Comment interagir avec les gens, s’assurer que les patients se sentent à l’aise et en sécurité, ou comment manipuler de grands animaux de la bonne façon : toutes ces compétences s’acquièrent avec le temps. »

La formation continue est un outil important pour le développement de sa carrière et une exigence pour conserver le titre de RVT. Ces professionnels doivent donc constamment aiguiser leurs compétences en suivant des cours, en assistant à des conférences et en participant à d’autres événements de l’industrie. Après avoir suivi quelques ateliers sur la manipulation et le transport des grands animaux, Shanelle estime que plusieurs autres sujets méritent d’être explorés : « J’aimerais qu’il y ait plus de cours sur la santé des troupeaux, ainsi que des formations supplémentaires sur le contrôle de la gestation, sur l’insémination artificielle et sur les problèmes de vêlage s’adressant spécifiquement aux technologues vétérinaires, afin que nous puissions mieux appuyer les vétérinaires dans de telles situations. »

La formation se poursuit naturellement entre collègues, comme les mille et une choses qu’Andrei a apprises aux côtés de sa vétérinaire. « Elle m’en a tellement enseigné sur les chevaux depuis mon arrivée que je ne saurais même pas par où commencer », dit-elle.

Qu’est-ce qui rend ce métier gratifiant ? Que pourrait-on faire de mieux ?
Les deux technologues vétérinaires s’estiment privilégiées de travailler dans des milieux sains où leur contribution est valorisée et reconnue. « C’est un sentiment merveilleux que de mettre en pratique nos compétences afin d’aider de grands animaux à surmonter un problème de santé qui les gênait », explique Shanelle.

Pour Andrei, la flexibilité d’horaire rendue possible par la relation étroite qu’elle entretient avec son employeur l’aide à trouver l’équilibre entre ses responsabilités professionnelles et familiales. « Nous faisons une bonne équipe ; c’est essentiel d’entretenir de bonnes relations avec ses collègues », ajoute-t-elle. Ces dernières années, elle a pris deux congés de maternité pour élever ses enfants, en sachant qu’il serait facile pour elle de revenir au travail.

En évaluant la profession de façon générale, les deux femmes croient cependant que les technologues vétérinaires devraient être davantage mises à contribution, en particulier dans les cliniques pour grands animaux. « Les vétérinaires sont rares et il s’agit d’un programme d’études difficile d’accès, mais des technologues vétérinaires qualifiées pourraient certainement alléger leur charge de travail, souligne Andrei. Par exemple, nous pouvons procéder au triage et noter les antécédents de l’animal avant l’arrivée du vétérinaire pour gagner en efficacité, ou éduquer les éleveurs sur les meilleures pratiques pour garder leurs troupeaux heureux et en bonne santé. »

Les technologues vétérinaires sont des gens hautement qualifiés qui jouent un rôle essentiel en santé animale. Leur polyvalence et leur expertise en font un élément indispensable de l’équipe clinique.

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